Anthropocène - L’Ère humaine
    Jennifer Baichwal, Edward Burtynsky, Nicholas De Pencier
    Canada, 2019, 87’
    Les activités humaines laissent une empreinte profonde et quasi-irréversible dans l’histoire géologique et climatique de notre planète. Les réalisateurs du film ont parcouru le monde pour récolter les preuves de cette domination. En s’appuyant sur des techniques photographiques de très haute définition, Anthropocène : L’Ère Humaine, témoigne de ce moment critique de l’humanité. Au croisement brillant de l’art et de la science, ce film est une expérience fascinante et provocatrice de l’impact de notre espèce détruisant la Terre.
    Après nous ne restera que la terre brûlée
    Delphine Fedoroff
    Belgique, 2014, 80’
    En avril 1986, dans la Centrale de Tchernobyl, survient l’une des plus grandes catastrophes écologiques : une explosion nucléaire d’une ampleur inégalée. Depuis, malgré le danger, dans un village proche de la Centrale, les habitants persistent à vivre sur leurs terres, à perpétuer leurs rites et leur culture.
    AT(H)OME : d’après le travail photographique et une enquête de Bruno Hadjih
    Elisabeth Leuvrey
    Algérie, 2013, 53’
    Lus de cinquante ans après la fin de la guerre de libération, une cinéaste française et un photographe algérien nous ramènent en 1962 en plein Sahara. D’une zone désertique irradiée aux faubourgs d’Alger, ils suivent le parcours des retombées d’une explosion nucléaire.
    Au-delà du nuage
    Keiko Courdy
    Japon, France, 2013, 94’
    Fukushima est un monde parallèle. Vu de l’extérieur, tout a l’air normal. En dehors de la zone interdite des 20 km et des villes évacuées, la vie continue exactement comme avant. Mais ce n’est qu’une apparence. Le danger est invisible.
    Bella e perduta
    Pietro Marcello
    Italie, 2015, 87’
    Tommaso, simple berger, veille jusqu’au jour de sa mort sur un palais abandonné dans la région de Naples. Polichinelle émerge alors des profondeurs du Vésuve pour accomplir sa dernière volonté : prendre soin d’un jeune buffle.
    Demi-vie à Fukushima
    Francesca Scalisi, Marc Olexa
    Suisse, France, 2016, 61’
    Cinq ans après le désastre nucléaire de Fukushima, Naoto Matsumura, un agriculteur, vit une existence solitaire à l’intérieur de la zone rouge.
    Ici, le souffle du vent devient la mélodie de sa solitude qu’il combat en cultivant ses terres et en nourrissant son bétail.
    Diarry of Cattle
    Lidia Afrilita, David Darmadi
    Indonésie, 2019, 18’
    En Indonésie, dans le district de Padang, une décharge à ciel ouvert borde la forêt. Un paysage au relief accidenté, avec ses lignes de crêtes et ses gouffres, qui sert de pâture à plusieurs centaines de vaches. Au milieu du ballet des pelleteuses et des camions qui déversent leurs cargaisons sur les flancs d’une montagne d’ordures, un troupeau se fraie un chemin à travers le chaos, à la recherche de quelque chose à brouter. Ce décor cauchemardesque dans lequel les bovins vivent, copulent, jouent, dorment et meurent, devient le théâtre d’un spectacle ahurissant. Le choix de Lidia Afrilita et David Darmadi de donner au film une unité de temps, de lieu et d’action – une journée passée auprès des vaches dans leur pâture de plastique et de déchets – condense l’absurde et repoussante réalité de notre monde, observé ici avec une frontalité, une lucidité peu communes. Entre tragédie réaliste, fable horrifique et comédie nihiliste, ce journal d’une vache est impossible à oublier.
    Histoires de la plaine
    Christine Seghezzi
    Argentine, 2016, 73’
    Dans la pampa argentine, les terres autour de Colonia Hansen sont parmi les plus fertiles au monde. Pendant longtemps, des millions de vaches y vivaient en plein air. On disait que la meilleure viande de bœuf était argentine. Aujourd’hui d’immenses champs de soja transgénique ont pris la place des cheptels et couvrent la plaine jusqu’à l’horizon.
    Homo Sapiens
    Nikolaus Geyrhalter
    Autriche, 2016, 94’
    Une école, un hôpital, une salle de spectacle, une prison… Ces bâtiments construits par les Homo sapiens ont été désertés et la nature y a repris ses droits. Ils accueillent désormais les vents, les pluies, la faune et la flore sans résistance.