1001 films
    André Delvaux
    Belgique, 1989, 8’
    Tourné par André Delvaux dans les dépôts de la Cinémathèque de Belgique, un brillant essai poétique sur la fragilité de la mémoire, la vulnérabilité du support cinématographique.
    200 000 fantômes
    Jean-Gabriel Periot
    France, 2007, 10’
    Hiroshima, 1914-2006. Une méditation expérimentale autour du A-Bomb Dome, symbole de la destruction d’Hiroshima par la bombe atomique en 1945.
    48
    Susana De Sousa Dias
    Portugal, 2009, 93’
    Sur fond de photos anthropométriques de la PIDE, la redoutée police politique de la dictature de Salazar, des opposants se souviennent. D’un côté l’histoire cachée de ces photos, de l’autre le face à face du bourreau et de sa victime fixé pour l’éternité.
    À bas bruit
    Judith Abitbol
    France, 2012, 103’
    Voici l’histoire d’une rencontre, en apparence improbable, entre deux femmes : Agathe, la bouchère, et Léonore, l’artiste. Et c’est la même actrice, Nathalie Richard, qui les incarne.
    L’Affaire Valérie
    François Caillat
    France, 2004, 73’
    Qui se rappelle de Valérie, disparue dans les Alpes en 1983 ? Qu’est devenue la jeune serveuse soupçonnée d’avoir assassiné un touriste canadien ? Le cinéaste revient sur les lieux où il avait séjourné vingt ans plus tôt.
    L’Agnosie visuelle
    Guillaume Meigneux
    France, 2007, 20’
    Premier épisode d’une série de courts objets cinématographiques à la recherche d’une définition du cinéma par défaut. André S. Labarthe nous guide ici sur les traces d’un cinéma qui n’existe pas. Loin des sentiers battus sur les films maudits, c’est l’inachèvement comme principe qui est ici mis en avant.
    L’Aménagement du territoire
    Jean Breschand
    France, 2006, 47’
    "L’Aménagement du territoire" est la généalogie d’un amour ancien glissé entre les draps des villes. Il est le lit d’un monde archaïque sous le ciel de mai.
    La bataille d’Alger : un film dans l’histoire
    Malek Bensmail
    France, 2017, 120’
    En 1965, trois ans après l’indépendance de l’Algérie, le cinéaste italien Gillo Pontecorvo entreprend le tournage d’un film reconstituant la bataille d’Alger (1956/1957). Ce film en noir et blanc à l’esthétique inspirée des actualités fait l’effet d’une bombe et rafle en 1966 le Lion d’Or à Venise. Alors qu’en France le film sera interdit de fait jusqu’en 1971, en Algérie il devient mythique, programmé chaque année par la télévision pour la commémoration de l’indépendance. Il est coproduit par la société de Yacef Saadi, un des héros de la lutte de libération devenu producteur et qui joue son propre rôle dans le film de Pontecorvo. Le tournage du film à Alger va servir de leurre pour faire entrer plus discrètement les chars de l’armée de Boumedienne dans la ville lors du coup d’État qui renverse le Président Ben Bella. En 2003, lors des opérations militaires en Irak, le film est montré à des officiers américains comme un exemple de combat réussi contre le terrorisme urbain.
    Le battement d’ailes d’un papillon
    Aleksandr Balagura
    Ukraine, France, 2008, 64’
    Bribes, sédiments, résidus, surimpressions : 25 ans après que sa mère lui ait offert sa première caméra, Aleksandr Balagura fait un retour sur des images qui sont la marque même de l’absence.