Un sanglant symbole
Gérard Courant
France, 1979, 20 min

Un sanglant symbole, Gérard Courant, France, 1979, 20’

Synopsis

À propos du film

La photographie entre à petits pas à la télévision. Deux solutions de subsistance  ; : soit l’image abrupte et son commentaire à vif ( «   ; je dis ce que je vois  ; », système Varda – Une minute pour une image), soit l’image romancée et son texte imaginaire sans rapport immédiatement communicant l’illustration  ; : c’est le système Gérard Courant retenu pour Un sanglant symbole. 160 photographies noir et blanc en banc-titre. Galerie du cinéma ou pinacothèque de stars, certaines obsessions insistent (les gestes, le mouvement), certains amours vont leur chemin  ; : Marlène souvent, Marilyn beaucoup et, en incise humoristique, quelques Giscard, Barre et Chirac.
On peut choisir de s’arrêter à ce plaisir, pour redécouvrir certains clichés qu’on croyait pourtant usés d’avoir été trop regardés, pour dénicher aussi un détail parallèle  ; : le téton flasque de Kirk Douglas, un somptueux bracelet-cabochon accessoirement porté par Dietrich, le regard noyé de Monroe. Mais Gérard Courant a pris le parti de redoubler le film de l’image par ce qu’il appelle «   ; le film de la voix  ; »   ; : un texte torride extrait de La Victoire à l’ombre des ailes de Stanislas Rodanski (une sombre aventure d’aviation, de pilotes suicide, d’Honolulu et de femme-araignée). Du coup, un autre bonheur se lève  ; : celui d’écouter en regardant pour bricoler ses intrigues privées.
(Gérard Lefort, Libération, 28 mai 1983)

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Générique

Titre

Un sanglant symbole

Réalisateur

Gérard Courant

Montage

Gérard Courant

Production

GREC

Pays

France

Année

1979