La Saison des fantômes
Sylvain Van Eeckhout, Caroline Laffon
France, 2004, 50 min / Couleur

La Saison des fantômes, Sylvain Van Eeckhout, Caroline Laffon, France, 2004, 50’

Synopsis

De la saison que les fantômes préfèrent… A travers la quête d’une jeune Japonaise, ce voyage insolite témoigne d’une autre manière d’appréhender la mort.

C’est à partir de juillet, quand les pluies abondantes sont passées, lorsque le temps devient plus chaud et plus incertain, que le Japon fête ses morts. Pendant un été, de volcans en villages, du temple au simple autel familial, on célèbre partout “ O-Bon ”. C’est aussi, d’après certains, la saison préférée des fantômes. On les ressent plus profondément que d’habitude. Nichés dans les parois d’un mur ou bien dans le creux d’une roche, pendus à la cime d’un arbre ou tapis au fond d’un seau, ils sont là invisibles et peuplent par centaines l’imaginaire japonais. A travers la quête d’une jeune Japonaise, ce voyage insolite témoigne d’une manière différente d’appréhender la mort. De Tokyo à l’extrême Nord de la péninsule d’Honshu, ce film est un entre-deux, entre les vivants et les morts, entre le road-movie et le documentaire ethnographique.

Les Japonais croient-ils aux fantômes ?
D’ailleurs, peut-on parler de croyance ? Ou s’agit-il d’un folklore ? Ou encore de superstitions et même de philosophie ?
Nés d’un imaginaire débridé, les fantômes Japonais se dérobent sans cesse, refusent les cases et les étiquettes, comme si l’homme occidental ne pouvait comprendre, sauf à renaître japonais.
Shintoïsme, confucianisme, bouddhisme, tout se mêle, s’ajoute, se déforme. L’univers des fantômes japonais, reflet des peurs et des rêves du Japon contemporain, porte l’empreinte de tout cela, de sa géographie capricieuse à son Histoire.
Dès lors, approcher le Japon à travers ses fantômes revêt de multiples sens. Ces créatures inconnues ne témoignent-elle pas d’une perception du monde et surtout d’une manière toute humaine d’appréhender l’autre, la mort, le passé ?
En filmant les gens, les lieux, les fêtes, au fur et à mesure que nous les découvrons, nous avons tenté de confronter le réel à l’imaginaire, mêler fantasmagorie et perceptions intimes, lier le visible et l’invisible tels qu’ils nous semblent réunis dans l’esprit japonais.
Caroline Laffon et Sylvain van Eeckhout

Générique

Titre

La Saison des fantômes

Réalisateur

Sylvain Van Eeckhout
Caroline Laffon

Production

Sylvain Van Eeckhout
Les films de la méduse

Distribution

Documentaire sur grand écran

Pays

France

Année

2004