L’Amérique insolite
François Reichenbach
France, 1958, 86 min / Couleur

L’Amérique insolite, François Reichenbach, France, 1958, 86’

Synopsis

Suite d’impressions du voyage de 18 mois réalisé par François Reichenbach aux États-Unis dès août 1958. L’auteur montre le chemin qui les mènent de la naissance à la mort. Ces images tentent d’illustrer le caractère des américains…

À propos du film

Reporter épris de fantaisie et de liberté, Reichenbach s’est promené avec sa caméra à travers cet immense pays de 170 millions d’habitants, dont il nous livre, dans un style très décousu, les aspects les plus pittoresques et les plus inattendus. Voici San Francisco, la porte d’or du monde nouveau. Non loin de là, une fois l’an, de paisibles Américains se travestissent en pionniers des temps héroïques, tels leurs ancêtres à la recherche de la route du sel et trois jours durant s’offrent l’évasion et le rêve du Far West.
Voici la page du muscle : une photo publicitaire glorifiera une certaine idée du bonheur. Les Américains voyagent-ils, leur kodak sera leur mémoire. Chaque Américain est un photographe-né. Dans la plus grande prison du Texas, le premier dimanche d’octobre, les détenus de droit commun, au cours d’un célèbre rodéo, chevauchent leur liberté et peuvent gagner une réduction de leur peine ; et c’est une occasion pour l’auteur de nous montrer ces prisons sans mépris où l’on veut châtier sans avilir. L’enfant ayant une place de choix dans le nouveau monde, nous allons suivre ses joies et ses difficultés et nous passons du petit garçon heureux, dégustant une glace monumentale, aux jeux de plein air, et aux jobs habituels, pour aborder les délinquants et leurs regards mornes et butés. Ces blousons noirs d’une tristesse bouleversante portent la nostalgie d’un amour frustré. Ils ont la patience des pierres et leur indifférence. Ceux-là n’ont pas entendu l’appel d’un monde invisible que chantent en dansant les néophytes chrétiens, éprouvant le besoin de donner une forme physique à leur ferveur.
Puis voici Las Vegas, la capitale de la lumière, du jeu et de la chance. Là, un congrès de jumeaux de tous âges ne manque pas de cocasserie ! Ici, des épouses vieillissantes s’adonnent à des cours de strip-tease, espérant plaire à leurs maris. Enfin, voici ces gratte-ciel new-yorkais, cathédrales des temps modernes, précurseurs de l’Europe de demain.

« J’ai voulu prendre le citoyen américain depuis sa naissance jusqu’à sa mort et le suivre dans toutes les circonstances cocasses, burlesques, insolites de la vie. J’ai voulu montrer son extraordinaire jeunesse, ses passions, son goût de la violence, ses drames, sa gentillesse et ses bizarreries. Être un témoin curieux, infatigable, parfois même indiscret : tel a été mon but. Mais je ne me suis jamais permis de juger. »

François Reichenbach

Générique

Titre

L’Amérique insolite

Réalisateurs

Distribution

Pays

France

Année

1958

Sortie nationale

Mercredi 8 juin 1960

Distinctions

Festival de Cannes 1960, sélection
Festival du Film de Sydney 1961, sélection
Festival International de San Francisco 1962, Award du mérite