Kashima Paradise
Bénie Deswarte, Yann Le Masson
France, 1973, 106 min

Kashima Paradise, Bénie Deswarte, Yann Le Masson, France, 1973, 106’

Synopsis

Monument du cinéma direct offrant une radiographie radicale du capitalisme nippon, à travers les luttes sanglantes opposant le gouvernement et les paysans luttant contre la construction d’un aéroport dans les années 70.

Entre Kashima et Tokyo, se construit vers 1970 l’aéroport de Narita : les paysans refusent de vendre leurs terres et affrontent les gardes mobiles envoyés pour les expulser. Portrait sociologique d’une nation, au début des années 1970.
À travers deux lieux symboliques de la modernisation du Japon, Kashima, vaste complexe sidérurgique et pétrolifère, et Narita, où devait être construit un immense aéroport et où s’est cristallisée l’opposition d’extrême gauche, "Kashima Paradise" démontre comment les traditions ancestrales de la société japonaise ont été utilisées par le capital pour servir de moteur aux mutations sociales et politiques.
Ce film dénonce les violents affrontements entre les forces de l’ordre et les paysans qui refusent de vendre leurs terres au profit de l’expansion économique du pays. Cependant, les officiels japonais, par la violence ou par la ruse, surmontent ces difficultés. Tout semble prouver que, comme à Kashima, c’est le "paradis" pour les trusts.
Filmé en noir et blanc avec une maîtrise qui a fait de ce film la référence du cinéma militant des années 70.

Générique

Titre

Kashima Paradise

Réalisateur

Bénie Deswarte
Yann Le Masson

Pays

France

Année

1973

Distinctions

1974 : Oscars - Beverly Hills (États-Unis) - Nomination Meilleur Documentaire
1973 : Festival de Cannes - Cannes (France) - Sélection Semaine de la critique
1973 : Prix George Sadoul - Paris (France)