25
Vinte e cinco

Celso Luccas, José Celso Martinez
Belgique, Mozambique, France, Brésil, 1975, 95 min

25, Celso Luccas, José Celso Martinez, Belgique, Mozambique, France, Brésil, 1975, 95’

Synopsis

A Maputo, Mozambique, le 25 juin 1975, le peuple colonisé s’émancipe et fête sa libération.

A Maputo, Mozambique, au milieu de l’année 1975, le 25 juin, la nuit de l’indépendance à minuit, nous avons filmé un peuple exprimant par la fête sa libération et sa joie de marcher avec la révolution dans le monde. Cette fête, cet autre Noël sur la terre, a été préparée par 400 ans de résistance et, plus récemment, par d’autres « 25 » : - celui de juin 1962, fondation du FRELIMO, - celui de septembre 1964, premier coup de feu de l’insurrection, - celui d’avril 1974, chute du fascisme portugais. Nous avons voulu faire un film de la joie guerrière du colonisé qui se décolonise, qui apprend la ré-vo-lu-tion, plein d’intertitres pour se réapprendre et apprendre à lire, plein d’une musique forte pour que s’irradie le plus physiquement possible l’énergie de ce jour. C’est un film du point de vue du colonisé, parlant dans un nouvel alphabet – révolutionnaire – à d’autres colonisés.
Celso LUCCAS & José Celso CORRÉA

À propos du film

Ancienne colonie et « province d’outre-mer » portugaise, le Mozambique est devenu indépendant le 25 juin 1975, après une guerre de libération qui s’éternisa pendant près de dix ans. Exilés au Portugal, les brésiliens José Celso (fondateur du Teatro Oficina) et Celso Luccas tournent alors dans le nouvel état africain un film sur les derniers jours de la colonisation et les commémorations qui suivirent l’indépendance. Filmé en 16 mm et puisant dans les archives de la télévision portugaise, 25 est un film « révolutionnaire ». Contemporain des expériences du groupe Dziga Vertov, citant le travail de Serge Eisenstein et Glauber Rocha et réalisé quelques années après que William Klein eut filmé le premier Festival Pan-Africain en 1969, 25 essaye de répondre au défi de créer un cinéma nouveau pour une nouvelle nation. Le film doit être placé dans un double contexte, renvoyant à la fois au mouvement de décolonisation et de réorganisation géopolitique du continent africain et à l’histoire singulière du cinéma mozambicain. Forme privilégiée de réappropriation de l’image de soi, le cinéma constituait, pour le président Samora Machel, une façon privilégiée de bâtir la nouvelle nation socialiste dont il rêvait.
Document unique, 25 se caractérise, enfin, par sa bande sonore extrêmement riche, incluant des thèmes de João Gilberto, Jorge Ben, etc.
Teresa Castro

Générique

Titre

25

Réalisateur

Celso Luccas
José Celso Martinez

Pays

Belgique, Mozambique, France, Brésil

Année

1975