04/01/2022 à 18h30 | Forum des images, Paris (75),
Doc & Doc
La tête contre les murs

Documentaire sur grand écran

Comment faire cinéma d’un état de siège qui n’en finit pas ? À Ramallah en 2010, Raed Andoni filme avec humour sa psychothérapie. À Yarmouk en 2015, Abdallah Al-Khatib reconstruit avec pudeur le récit du drame palestinien.

Dans la situation traumatisante où se trouve les réalisateurs palestiniens depuis des décennies, leur cinéma est pris entre la nécessité de rendre compte et celle de prendre de la hauteur (cf la « ninja warrior » d’Elia Suleiman dans Intervention divine). C’est à ce paradoxe que répondent les deux films programmés ce soir. D’un côté, le film de Raed Andoni qui, à travers la propre analyse du cinéaste, esquisse la psyché collective du peuple palestinien. De l’autre, celui de Abdallah Al-Khatib, qui témoigne de la tragédie humaine d’un siège en Syrie où une population entière se retrouve privée de nourriture, de médicaments, d’électricité, sans contact avec le reste du monde. Dans les deux, l’énergie parfois poétique parfois comique du désespoir.

Intervenants

En présence de Philippe Azoury (critique de cinéma), Abdallah Al Khatib (cinéaste) .

Séances

Du mardi 04/01/22 à 18h30 | Forum des images, Paris (75)

Séance présentée par Philippe Azoury

Fix me
Raed Andoni
France, Palestine, Suisse, 2010, 98’
Raed, auteur réalisateur, a mal à la tête, au sens propre comme au figuré. Un crâne blessé par les coups en prison, un crâne occupé par l’Occupation israélienne. Armé d’humour et d’une certaine ironie, il interroge sa place dans la société palestinienne. Il décide de se faire soigner et de filmer sa psychothérapie...

Du mardi 04/01/22 à 20h45 | Forum des images, Paris (75)

Avant-première, en présence du réalisateur

Little Palestine, journal d’un siège
Abdallah Al-Khatib
Liban, France, Qatar, 2021, 99’
Suite à la révolution syrienne, le régime de Bachar Al-Assad assiège le quartier de Yarmouk (banlieue de Damas en Syrie), plus grand camp de réfugiés palestiniens au monde. Yarmouk se retrouve alors isolé et le réalisateur témoigne des privations quotidiennes, tout en rendant hommage au courage des enfants et des habitants du quartier.