14/06/2021 à 18h30 & 21h | Cinéma L’Archipel, Paris (75),
Double Jeu
Midnight Travelings

Midnight Travelings

Du Mexique aux États-Unis, de l’Afghanistan à l’Europe, des murs se dressent devant ceux qui fuient la misère ou la guerre. Deux cinéastes ont franchi ces frontières. en 2002, Chantal Akerman passe de l’autre côté. En 2015, Hassan Fazili chronique, dans Midnight Traveler, sa propre odyssée familiale.

Un regard personnel, inédit, sur la migration, les migrants… C’est ce que proposent ces deux films tournés à vingt ans d’intervalle. Poussée par l’intuition que les migrants mexicains ont à voir avec ses propres fantômes de la Shoah, Chantal Akerman erre le long de la frontière avec l’Arizona, recueillant les témoignages des clandestins comme de ceux qui les rejettent, filmant ces déserts hostiles en de longs travelings tourmentés.En 2015, avec sa femme et ses deux filles, Hassan Fazili entreprend un voyage périlleux vers l’Europe qu’il documente au quotidien avec son smartphone. Une héroïque chronique familiale filmée de l’intérieur, qui ne manque pas de s’interroger sur le rôle des images

Organisateur

Documentaire sur grand écran | Cinéma l’Archipel

Intervenants

En présence de Claire Atherton (monteuse) .

Séances

Du lundi 14/06/21 à 18h30 | Cinéma L’Archipel, Paris (75)

Rencontre avec Claire Atherton à l’issue de la séance

De l’autre côté
Chantal Akerman
France, Belgique, 2002, 99’
C’est une histoire vieille comme le monde et pourtant chaque jour plus actuelle. Et chaque jour plus terrible. Il y a des pauvres qui, au mépris de leur vie, parfois doivent tout quitter pour tenter d’aller survivre, vivre ailleurs. Dans ce film–ci, l’ailleurs, c’est l’Amérique du Nord, et les pauvres sont pour la plupart des Mexicains.

Du lundi 14/06/21 à 21h | Cinéma L’Archipel, Paris (75)

Midnight traveler
Hassan Fazili
États-unis, Qatar, 2019, 87’
Lorsque les talibans mettent sa tête à prix, le réalisateur afghan Hassan Fazili est forcé de prendre la fuite avec sa femme et ses deux jeunes filles. Saisissant leur parcours incertain à l’aide de trois smartphones, Fazili montre à la fois le danger et le désespoir auxquels sont confrontés les réfugiés demandeurs d’asile mais aussi l’immense amour qui le lie à sa famille.