Du 12/04/2021 au 22/04/2021

Cycle
Algérie, s’inventer un cinéma décolonisé - 2ème partie
Événement en ligne

Documentaire sur grand écran

Découvrez en accès libre trois nouveaux films issus du cycle "Algérie, s’inventer un cinéma décolonisé".
Un programme élaboré en partenariat avec l’association Corsica.Doc, Tënk, et avec le soutien de la Cinémathèque du documentaire.

LIEN VERS LES FILMS EXPIRE

Entre la guerre d’indépendance et les luttes contemporaines, comment s’inscrit la création cinématographique algérienne ? Et, plus précisément, comment les cinéastes algérien.ne.s tentent de se réapproprier l’image de leur pays et d’écrire en images leur roman national ?

Séances

Du lundi 12/04/21 à 18h

Loubia Hamra
Narimane Mari
Algérie, France, 2013, 80’
17 enfants explosent tout ce qui ne bouge pas, inépuisables de gestes et de cris. Héros magnifiques d’une guerre sans écriture: pendant que l’armée française mitraille l’OAS, les enfants pillent l’armée française de l’huile, du chocolat, la semoule, le sucre, et même d’un prisonnier de guerre, condamné à manger un plat de haricots. Mais la guerre rattrape la belle aventure et ensanglante les haricots. Avec la force imaginative et transgressive de l’enfance, ce film dit la fin de l’Algérie Française.
Samir dans la poussière
Mohamed Ouzine
France, Algérie, Qatar, 2015, 61’
Dans une région montagneuse et aride, Samir vit de la contrebande de pétrole. Il transporte la marchandise à dos de mulet de son village algérien à la frontière marocaine. Filmé par son oncle, Samir dévoile peu à peu ses aspirations, son désir d’une vie différente. La résignation l’a emporté et, un peu paradoxalement, par un lien complexe avec la région qui l’a vu grandir, il semble être prisonnier de l’horizon. Dans le portrait de Samir, se reflète en négatif celui du réalisateur Mohamed Ouzine, et son rapport également ambigu, bien qu’opposé, avec ce territoire. Lui vit en France, et revient sur cette terre pour y trouver des réponses, pour comprendre d’où il vient. À la fascination de la caméra pour les paysages répond l’incompréhension de Samir, qui n’y voit que sable et rochers. Entre les deux, se dessine, par des images impressionnistes, une ligne qui mène de l’ombre à la lumière, du trivial au sublime, et peut-être ce qui retient, malgré tout, Samir dans l’infini de ces paysages.
Atlal
Djamel Kerkar
Algérie, 2016, 111’
Atlal signifie "ruines" en arabe mais renvoie également à une pratique dans la poésie préislamique qui consiste à se tenir face aux ruines pour en faire resurgir une mémoire. Le réalisateur a posé sa caméra à Ouled Allal, un village totalement déserté en 1996 par ses habitants, théâtre des affrontements entre l’armée et les terroristes.