Thématique : Identité culturelle
En 1958 au Sénégal, une libanaise donne naissance à son premier enfant. Au même moment, le Liban plonge dans la guerre civile.
Akila est peintre. Invitée à exposer ses œuvres à Alger, c'est la première fois qu'elle s'apprête à retourner dans ce pays qu'elle a quitté à l'âge de 6 ans . Le film nous restitue les gestes, les paroles, les mouvements et le travail d'Akila avant et après son voyage à Alger.
Un documentaire russe tourné en 1954 montrait les habitants de la presqu’île de Taïmyr, au nord de la Sibérie centrale. En 1996, les réalisateurs retrouvent une petite fille qui y figurait. C’est Anna Momde, une Nganasan, ancienne élève modèle d’un internat communiste devenue commissaire politique, qui a quitté le Parti en 1996.
Entre documentaire et fiction, le film de 1935 décrit le quotidien d’un pionnier quittant la diaspora pour rejoindre une collectivité ouvrière en Palestine.
Le cinéaste se livre au difficile exercice d’autofilmage tandis qu’il improvise sur le sens de sa présence dans la ville de ses origines.
Troisième volet d’une trilogie autour de la tribu Papoue des Ganigas en Nouvelle-Guinée. Joe Leahy est un métis fils du premier explorateur blanc. Propriétaire d'une plantation de café où travaillent hommes, femmes et enfants de la tribu, il est perçu comme "l'ambassadeur du monde moderne ". Jusqu'au jour où le prix du café s'effondre, et les salaires avec.
Véritable poème engagé que cette oeuvre qui mêle recherches sonores et visuelles et dénonce le racisme en Amérique en reprenant les slogans des leaders noirs et de Malcolm X en particulier (qui apporta sa contribution au projet). Plus qu’un documentaire historique, une évocation expressioniste du Black Panther Party .
En 1968, Varda filme les manifestations de soutien organisées autour du procès. C’est l’occasion pour la cinéaste de faire découvrir aux Français ce mouvement radical noir, marxiste et révolutionnaire, qui prône l’auto-défense face à la brutalité policière.
Le Chemin d’eau raconte l’isolement de certaines communautés de la Basse-Côte-Nord, à travers le prisme des trois cultures : amérindienne, anglophone et francophone. Entremêlé d’espoir et d’inquiétude, le fil conducteur du film se tisse à travers le premier voyage de la saison de navigation du bateau ravitailleur Nordik Express.
Le 1er novembre 1954, un couple d’instituteurs français et un Caïd algérien sont victimes d’une attaque meurtrière près de Ghassira, un petit village chaoui. Cet acte marque le début de la guerre pour l’indépendance de l’Algérie. 50 ans après, Malek Bensmail pose sa caméra dans cette région considérée comme le « berceau de la révolution ».
La singularité de ce film réside dans le regard du cinéaste sur les rites chamaniques maya et la tradition des Huicholes. un regard qui n'est pas celui d'une personne extérieure, mais le regard d'un cinéaste lui-même emporté par le rite.
En 1933, un chef du peuple Yolngu tue un officier de police. Jugé coupable après une parodie de procès, il est libéré grâce à la mobilisation de son peuple. Mais il ne rentrera jamais chez lui… Aujourd’hui ses descendants veulent savoir ce qui s’est vraiment passé. Un film où l’affrontement de deux cultures trouve enfin un début de réconciliation.
Réalisé juste avant Pork and Milk, Dieu traite du même sujet, selon un dispositif différent : tourné en deux semaines, le film rassemble une série de souvenirs liés à la décision de quitter le monde religieux. Huit personnes racontent un moment décisif ou une anecdote face à la caméra.
remerciements à la galerie cent8-serge le borgne, Paris
Enquête sur la bière, entre pédagogie buissonnière et quête de soi.
La pêche à l'espadon dans le détroit de Messine et au large des îles Éoliennes.
Sur les bords du fleuve Magdalena, en Colombie, la divinité des eaux ne se montre plus guère. Les paramilitaires ont remplacé le Diable et les fosses communes, les cavernes des esprits...
Refusant la linéarité du récit, le cinéaste propose une véritable polyphonie des apparences, une cartographie de visages, reflet d'une Europe imaginaire et partielle, entre Londres, Marseille, Prague et Pays-Bas. La richesse de ce kaléidoscope est fascinante, servie par un travail sur l’image comme toujours remarquable.
Une superbe évocation de l’univers du peuple Tchouktche à travers des portraits de femmes décidées à réapprendre leur langue d’origine, des films ethnographiques du début du 20e siècle et, initiative rare dans un documentaire, la reconstitution de mythes en images d’animation.
En 1930, trois chercheurs d'or australiens découvrent et filment en Nouvelle-Guinée une population jusqu'alors ignorée du reste du monde. Cinquante ans plus tard Bob Connolly et Robin Anderson retrouvent la tribu et montrent aux Papous le film de ce premier contact. Chacun commente le souvenir de ce face à face insolite.
Dans cette région d’Australie, la vie est rythmée selon un calendrier de cinq saisons qui dicte à la population ce qu’elle peut cueillir, pêcher ou manger. Moïse Numamurdirdi et sa famille nous racontent leur combat pour vivre au jour le jour une culture traditionnelle dans un monde en perpétuelle évolution.
L’histoire d’un jeune homme, Johan, dans un internat coranique, qui cherche sa voie en Indonésie, le plus grand pays islamique du monde.
Polonais, Lituaniens, Russes, Allemands, mais aussi Kazakhes et Arméniens, ils sont les témoins, les victimes, de marchandages qui impliquèrent migrations et déracinements dans un territoire aux confins de l’Europe, bordé par la mer Baltique.
Histoires fragmentaires, réelles ou imaginées, de trois personnages ayant vécu et travaillé dans un ancien quartier populaire et industriel de Lyon.
Fils d'un explorateur australien de la Nouvelle-Guinée et d'une indigène Ganiga, Joe Leahy dirige une plantation de café prospère. Il tire profit de sa double identité dans ses tractations avec les Ganiga, qui bien que dépendants du système tribal sont tentés par les attraits de la consommation. Cependant, le conflit couve.
D’Amsterdam à Paris, un portrait du cinéaste hollandais Johan van der Keuken, qui évoque ses 40 années de cinéma et dont l’écriture voyage entre social et intime.
Un journal tourné dans les territoires occupés avant et pendant l'invasion du Liban. Amos Gitai y arpente méthodiquement le même triangle de terre, filmant au jour le jour ce qu'il voit, le malaise des soldats israéliens devant la caméra, leur refus d'être filmés, l'état d'esprit des colons, les multiples formes du ressentiment des Palestiniens.
Portrait unique du célèbre écrivain algérien Kateb Yacine.
Aki Nawaz, jeune immigré pakistanais, vit à Londres. Il est musicien. À la recherche de son identité, il reprend le chemin de son pays pour aller interroger les maîtres de l'Islam. Sa question est la suivante : comment la musique métissée est-elle jugée par l'Islam ? Une enquête qui nous mène de Londres à Lahore.
A la veille d'une élection présidentielle, le périple de Jonalyn, une enfant de 13ans, qui tente de convaincre son entourage de voter.
Collage sur la vie dans un village du nord de la Thaïlande, ou le réalisateur a grandi. Le film détaille la vie de tous les jours, dans ce qu'elle a d'ordinaire - la récolte annuelle, l'absence des jeunes partis à la ville - ou de plus surprenant, comme le club cycliste créé par les anciens du village.
Adaptation cinématographique du spectacle “Sonatas 555” de Michèle-Anne De Mey. Variation chorégraphique sur les tours et les détours de l’amour.
1990 : La fabrique de tuiles a été privatisée. Les étagères se remplissent d’un assortiment de nouveaux produits de consommation. Et au cinéma, un film érotique est à l’affiche. C’est la réunification.
Dans un quartier du vieux Delhi, Guru Hanuman enseigne la lutte traditionnelle “kushti” aux orphelins des rues.
En 1992 et 1993, les réalisateurs ont suivi le clan nomade de Japtik, dans la péninsule de Jamal, à l’est de la Sibérie.
L'art de la peinture aborigène, communément connue sous le nom de dot painting, littéralement peinture à points, est réputé dans le monde entier. Débarqué au début des années 70 à Papunya, comme instituteur, Geoff Bardon encouragea les Aborigènes à peindre leurs dessins traditionnels et à évaluer leur travail aussi bien spirituellement que commercialement.
Produit par l’Office National du Canada, ce documentaire est le premier d’une série consacrée au mode de vie nomade des Netsilik Eskimos, au moment précis où ce mode de vie est condamné à disparaître, les territoires de pêche étant rendus inaccessibles à la tribu.
À travers les histoires de différents personnages qui nous emmènent à Odessa, New York et Israël, le film évoque l'exil et l'errance d'une communauté particulière : les juifs d'Odessa.
Observation des pratiques de transmission du savoir en Inde. Transmission de la danse, des textes sacrés, du chant, fondée sur des rituels religieux et une discipline intense qui sont à la fois sauvegarde d'identité et gage de résistance à tout changement.
Film-installation à la croisée du cinéma et de l'art contemporain, "Oh, je vous vœux !" consiste à filmer des personnes d'origine étrangère vivant en France déclamant un voeu dans leur langue maternelle et le traduisant ensuite en langue française.
Sur les textes d'Antonin Artaud, ce film dévoile la préparation des mises en scène de la Passion dans le village de Norogachic, au Mexique, pendant les fêtes de Pâques. Les rites initiatiques, secrets, de deux Pascoleros, filmés pour la première fois, constituent le centre de ce document.
A l'occasion des fêtes de la Semaine Sainte, les Indiens Tarahumaras du Mexique retrouvent et réinventent des rites antérieurs au christianisme, danses d'hommes aux corps peints.
Farid, Naguib, Abdel Ouab de la cité des Mille Mille à Aulnay-sous-Bois, évoquent leurs souvenirs d'adolescence, leurs rapports avec l'Algérie, leur avenir... Denis Gheerbrant a suivi pendant six mois leur vie quotidienne, instaurant avec eux un véritable dialogue.
Si la plupart des pieds-noirs ont quitté l’Algérie en été 62, certains - une minorité - sont restés. En allant à leur rencontre, 30 ans plus tard, la réalisatrice accomplit un voyage intérieur.
Vingt-cinq ans après son adoption, Sophie retourne pour la première fois en Corée du Sud. Sur les lieux de la séparation... - la séparation d’avec un père, une sœur et un pays. Mais cette histoire privée la renvoie à l’histoire collective d’un peuple divisé par une ligne de démarcation depuis 1953.
Cinq mois de tournage en cinéma direct, le plus long depuis la révolution islamique, pur capter la vie telle qu'elle est dans le Téhéran d'aujourd'hui. Sou Abadi nous montre au-delà des clichés, quand on est pauvre, diplômé, illettré, religieux, athée, marié ou adolescent.
Un jeune noir originaire de Harlem connaît de nombreux problèmes avec la police. Un jour, il assiste à l'agression injsutifiée de l'un ses amis par les forces de l'ordre. Pour le défendre, il charge deux policiers et les assomme. Il part alors en cavale...
A travers le périple burlesque d'un taxi-brousse, Pengau Nengo révèle l'univers qui est le sien, entre tribalité et mécanique auto. Une comédie documentaire qui est aussi le premier long métrage de fiction du cinéma papou.
Un film essai de François Reichenbach avec Orson Welles sur « le délicieux mensonge » de l'œuvre d'art, une variation sur les rapports du créateur avec sa création et « toute la vérité » sur un des plus grands faussaires, Elmyr de Hory.
Vers le Sud, c'est le voyage de Van der Keuken dans l'année 1980, parcourant l'Europe et allant même jusqu'au Caire. "C'est, dit-il, une histoire de l'émigration intérieure et extérieure, une suite de regards sur le courage de vivre."
Le Barroso est une région isolée du Portugal où l’on continue à vivre, au rythme lent des troupeaux et des saisons. On assiste là-bas aux derniers souffles d’un mode de vie ancestral. Chacun sait que c’est bientôt la fin et tire en secret les mailles de souvenirs épars. La mémoire résiste, le décor fait office de miroir.
Guillaume, trente ans, homme d'images qui ne sort jamais sans un appareil de prises de vues, décide un matin de faire un voyage à Rouen les mains vides.
Les nenets sont un peuple du nord ouest de la Sibérie. Ils sont à peu près quarante mille à y vivre et à parler leur langue en voie d’extinction : la population nenet augmente, mais sa russification aussi.
Le film fut tourné au cours du festival de Woodstock qui eut lieu du 15 au 18 août 1969. Il est autant une captation d'une partie des concerts qu'un documentaire sur l'événement, sur la musique de l'époque, et surtout un témoignage sur le mouvement contestataire de la fin des années 1960.



























































