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Soutien à la programmation

Histoires de la plaine
Sortie nationale: 
30 Août 2017
Distributeur aidé: 
DHR
Réalisateur(s):
Montage:
Distributeur:
Argentine
Couleur
2016, 73 minutes
Sortie nationale 30 Août 2017

site : www.histoiresdelaplaine.fr

A PARIS AU SAINT-ANDRE DES ARTS (6e) et en tournée en France.

Un bout de champ à l’horizon infini d’où surgissent des histoires enterrées : passions, guerres, dictatures, oppressions, luttes qui opposent la barbarie à la civilisation…
Un hameau perdu dans la vaste plaine où se joue un présent figé dans l’angoisse d’un avenir incertain…
Un abattoir où se raconte l’histoire de la disparition des vaches qui ont fait la réputation de l’Argentine …
Histoires de la plaine remue une terre qui n’est plus labourée pour en faire jaillir des épopées et tragédies.

EXTRAIT D'UN ENTRETIEN AVEC CHRISTINE SEGHEZZI (Dossier de Presse)

Quelle a été l’idée fondatrice du film ?
Une  longue  histoire  me  lie  à  l’Argentine,  un  pays  aimé  où  je séjourne  régulièrement  depuis  plus  de  vingt  ans  et  que  j’ai  pris l’habitude de filmer.
J’ai  réalisé  en  2010  à  Buenos  Aires  le  film  «Avenue  Rivadavia», où le souvenir et la mémoire,  l’origine des habitants et un passé argentin « qui ne passe pas » se déclinent au long de cette avenue qu’on dit la plus longue du monde.
C’est  pendant  le  tournage  du  film  «Avenue  Rivadavia»  que  j’ai entendu  parler  de  soja.  Des  mots  plutôt  anodins  au  début,  qui m’ont  pourtant  peu  à  peu  alertée.  Les  gens  s’inquiétaient  de  l’augmentation  du  prix  de  la  viande.  Elle  avait  doublé  en  moins d’un  an.  Et  en  même  temps,  sa  qualité  était  en  chute  libre.  En Argentine, où l’on mange une viande d’une qualité exceptionnelle et  où  il  y  a  une  grande  traditions  d’élevage  extensive,  c’était  un sujet  important.  J’ai  commencé  à  enquêter.  C’était  comme  si j’avais  tiré  un  fil  qui  m’emmenait  de  plus  en  plus  à  la  découverte de l’ampleur du désastre sanitaire et écologique que représente la  monoculture  du  soja  transgénique.  Un  peuple  était  sacrifié  au nom du profit.
Par ailleurs, j’ai appris à la même époque l’existence d’un grand-oncle maternel, autrichien, qui avait émigré après la crise de 1929 en Argentine et qui avait travaillé comme gaucho dans la province de Santa Fe, près de Colonia Hansen. Ses traces ont disparu et j’ai voulu en savoir plus sur son destin.

 

"Argentine, la pampa autour de Colonia Hansen : l’une des terres les plus fertiles au monde. Cette vaste plaine est pourtant gorgée du sang de tous ces cadavres : colons assassinés par des Indiens qui furent, à leur tour, décimés par les colons, ou dépouilles anonymes des opposants aux dictatures successives. Ce n’est pas tout : on abreuve désormais de pesticides et d’herbicides ce lieu devenu support d’une monoculture intensive, celle du soja. La main-d’œuvre disparaît, les bénéfices de la firme Monsanto s’envolent. Un camion contenant 18 000 litres d’herbicide pur s’est renversé, a sali la terre, entraînant un accroissement du taux de fausses couches et la naissance d’animaux difformes, presque mutants. Au service de son propos, la réalisatrice déploie une mise en scène d’une effroyable beauté, qu’il s’agisse de filmer le silence de la nature ou les quelques agriculteurs rescapés des environs. Elle dresse avec élégance un constat amer et lucide, démonte les rouages d’un vaste mécanisme auquel nous participons tous, dès lors que nous consommons. Même le végan qui se gave de steaks de soja a sa part de responsabilité… Et, devant les vaches suspendues par leurs pattes arrière à des rails, défilant sous les couteaux d’ouvriers qui les égorgent à la chaîne, on songe aux Temps modernes de Charlie Chaplin. Ce dévoilement de l’industrialisation de la mort semble alors aussi insoutenable que nécessaire. " 

Pierre-julien Marest - Télérama - 28/08/2017

Soutien aux films

Documentaire sur grand écran a mis en place en 2010 un nouveau dispositif : le soutien au film. Il consiste à mettre au service des distributeurs notre expérience et notre expertise en matière de sortie de films documentaires d’auteur, éloignés du schéma commercial de sortie habituel. Selon ce principe, Documentaire sur grand écran décide de soutenir, d’accompagner, de conseiller un distributeur qui s’apprête à porter en salle de cinéma un film de qualité pour lequel un véritable travail de fond et une connaissance de la diffusion du cinéma documentaire est nécessaire. Une collaboration qui sollicite DSGE comme « centre de ressources », mais aussi dans la perspective d’un travail de labellisation de certains films documentaires choisis par notre association.

Bande annonce

Contact

Hugo Masson
Chargé de distribution

Tél : 01 40 38 04 00
hmasson@documentairesurgrandecran.fr