FILM

« Ce film est constamment dédié à la parole d’un homme, ce film ne nous montre que ce qu’il voit. Et du même coup, directement, ce qu’il croit. Cette voix fait partie de ces hommes à tout faire que l’on rencontre dans les cimetières maghrébins, jeunes chômeurs qui trouvent là de quoi se faire quelques sous en rénovant les tombes ou en vendant l’eau, l’encens, le pain qui permettent les gestes rituels : sans statut légal, c’est bien d’une forme de mendicité qu’il s’agit. Habilement, le film oppose l’espace recueilli du cimetière au brouhaha des rues de Tunis : le dehors et le dedans. La survie devient ici une expérience spirituelle. »
O. Barlet, Africultures (15/08/07)
A la périphérie de Tunis, s’étale le cimetière du Jallez. Ce lieu immense est sillonné chaque jour par des silhouettes à la recherche d’un travail mais aussi d’un point d’ancrage.

