ÉVÉNEMENTS
Documentaire sur grand écran présente tous les dimanche du 3 octobre au 19 décembre 2004 au Cinéma des Cinéastes
En présence de
A la lumière de ses récentes performances, il semble qu’enfin la cause soit entendue : le documentaire est “du cinéma“, à l’égal de la fiction. Ce qui l’en distingue, c’est qu’il travaille sur le réel – et la résistance du réel n’est pas un vain mot – qu’il tente d’en donner une lecture, l’interprétation d’un auteur.
Ce faisant, il se démultiplie en films de société, essais, récits de voyage, films expérimentaux, films sur l’art, films engagés, films autobiographiques et films historiques, ce qui amène les cinéastes à chercher à chaque fois une forme singulière, à inventer une dramaturgie propre au documentaire, distincte des codes fictionnels hérités de la littérature.
La richesse et la diversité de ces variations est si vaste que nous avons choisi de consacrer chaque dimanche à un genre spécifique et d’offrir une journée particulière, le dimanche 31 octobre, à la dynamique association “pointligneplan” pour représenter le genre expérimental.
En dépit de cette division en catégories, la profusion de talents, dans un domaine dont chaque œuvre est unique, nous a incités à donner la priorité à nos dernières découvertes, en avant-premières. Le dimanche 3 octobre: Les jours sous terre de Jiska Rickel, et Justiça de Maria Ramos, le dimanche 24 octobre : En Iran, de Claire Childéric, le samedi 20 novembre: La langue ne ment pas de Stan Neumann, le dimanche 5 décembre, dans la journée particulière offerte aux Cahiers du Cinéma: une sélection dupalmarès du Festival International de Marseille avec des films, notamment, de Jean-Claude Rousseau, Avi Mograbi, Nurith Aviv, Pierre Creton. Le dimanche 12 décémbre, de nouveau deux avant-premières : La Nuit du Coup d’Etat de Ginette Lavigne et Moi, Fidel Castro, conversations avec Ignacio Ramonet, de Axel Ramonet.
A côté de ces inédits, des œuvres récentes : Efremov, lettre d’une Russie oubliée, de Iossif Pasternak, Métamorphose, de Jean-Claude Guiguet, Bonheur, de Sergueï Dortsevoï, Paysage, de Sergej Loznitsa, L’esprit de Mopti, de Moussa Ouane et Pascal Letellier, Les esprits du Koniambo - en terre Kanak, de Jean-Louis Comolli, Entering Indifference et Bonne Nouvellede Vincent Dieutre . Pour les accompagner, des œuvres de cinéastes contemporains confirmés : Santiago Alvarez, Dominique Cabrera, Alain Cavalier, Patrice Chagnard, Jean Eustache, Denis Gheerbrant, Jean-Luc Godard, Johan Van Der Keuken, Louis Malle, Chris Marker, Nanni Moretti, Jean Rouch, Raoul Ruiz, Pierre Zucca, à découvrir ou à redécouvrir. Enfin, point d’orgue du cycle, le dimanche 19 décembre, une journée entière dans le souvenir de Marguerite Duras, hommage au grand écrivain disparu, la fascinante “ravie” par l’écriture.
Tout pour exciter votre fidèle curiosité et avoir le plaisir de vous accueillir nombreux. A bientôt !
Simone Vannier
En présence de
Une personne ordinaire choisie au hasard dans les environs de Porto Alegre. L'importance de chaque être humain.
Durant une année, de Marseille à Charleroi, de Bruay à Genève, à travers des banlieues du bout du monde et des usines en friches, le cinéaste a remonté les lignes de rupture de la civilisation engendrées par des industries condamnées.
séance présentée par Marie-Pierre Duhamel, déléguée générale du festival Cinéma du Réel
Survivants d’un immense génocide, des familles cambodgiennes creusent des tranchées au milieu des mines anti-personnelles pour faire passer un réseau de fibre optique d’Est en Ouest. De la frontière thaïlandaise à la frontière vietnamienne, ces individus vont traverser le pays mais aussi leur histoire.
Impressions rythmiques d’une des dernières mines de charbon encore en service en Allemagne.
séance suivie d’un débat animé par Simone Vannier, en présence des cinéastes avec la participation de Harry Bos de l’Institut Néerlandais
En présence de
séance suivie d’un débat animé par Hélène Coppel, en présence de la cinéaste et avec la participation de Harry Bos de l’Institut Néerlandais
En présence de
Au cours d’un débat, Raoul Ruiz a déclaré : " je n’adapte pas une œuvre littéraire, je l’adopte. " Cette déclaration trouve dans La chouette aveugle une parfaite illustration car cette version du livre de Sadegh Hedayat additionne les transpositions et, dans sa grande liberté, en restitue fidèlement l’essence.
séance présentée par Fabrice Revault d’Allones, co-auteur de “Pour Joao Cesar Monteiro - Contre tous les feux, le feu, mon feu”, ouvrage collectif dirigé par Fabrice Revault d’Allones, Ed. Yellow
Now 2003
Depuis sa chaise roulante, Stephen Dwoskin enquête sur l'essence de la douleur. A partir d'expériences individuelles, il élabore sa recherche et questionne à son tour son propre rapport à la douleur, celle de l'esprit, du cœur, de l'âme et du corps.
En présence de
séance suivie d’un débat animé par Simone Vannier en présence du cinéaste et avec la participation de Marie-José Mondzain, philosophe, directrice de recherche au CNRS, auteur de “Voir Ensemble”, ed. Gallimard, 2003, “Le Commerce des Regards”, ed. Seuil, 2003
A la fois immuable et multiforme, entre ciel et eau, toutes les nuances de la lumière, de l’aube à la nuit, miroitent sur les toits enchevêtrés d’une ville sans nom...
Ce film retrace quelques moments de la vie des nomades du Kazakhstan dans les montagnes du sud. Bientôt, leurs troupeaux de moutons auront épuisé les pâturages, les bergers et leurs familles descendront alors vers la steppe où l’herbe est plus abondante. Là-bas, c’est le bonheur.
Un arrêt d’autobus dans un bourg de Russie. Les gens attendent le car. Ils parlent. Des bribes de dialogues, des fragments de conversation laissent percevoir leur univers. Le paysage et les habitants, leur mode de vie et leur comportement sont embrassés dans un unique mouvement de caméra.
séance suivie d’un débat animé par Sylvie Brenet, en présence de Sergej Loznitsa et Jean-Claude Guiguet
En présence de
Observation des pratiques de transmission du savoir en Inde. Transmission de la danse, des textes sacrés, du chant, fondée sur des rituels religieux et une discipline intense qui sont à la fois sauvegarde d'identité et gage de résistance à tout changement.
séance présentée par Jacques Kermabon
En présence de
séance suivie d’un débat animé par Hélène Coppel, avec la participation de Jean-André Fieschi
Un voyage impressionniste à la rencontre de l’Iran. Il paraît que là-bas les poèmes surgissent au coin des rues.
séance suivie d’un débat animé par Laurence Conan en présence des cinéastes
Chaque film de Sarkis expose une proposition qui fait se croiser mains et papier, feu et eau, signes et lettres, transparence et opacité à la mesure des propriétés photogéniques singulières de l’aquarelle.
A mi-chemin entre la fiction et le documentaire, Myvatn retrace le parcours de trois personnages isolés dans le film comme des naufragés sur une île. Au milieu des paysages désertiques et froids d’Islande se dessine peu à peu comme un relief, des couches d’histoire.
Je retourne en Bulgarie, à Cerova Koria, dans le village où je suis née, où a vécuma mère. Un village que je n’ai pas connu, partie trop tôt en Tchécoslovaquie avec mes parents, et pourtant, les souvenirs sont là, des souvenirs hérités.
séance présentée par Vincent Dieutre, en présence des cinéastes
Chaque film de Sarkis expose une proposition qui fait se croiser mains et papier, feu et eau, signes et lettres, transparence et opacité à la mesure des propriétés photogéniques singulières de l’aquarelle.
Face à la romanisation de l’écriture vietnamienne ordonnée par le protectorat français, le film observe le voyage chaotique de la langue au gré des traductions d’un poème de Lamartine.
Séance présentée par Christian Merlhiot, en présence des cinéastes
Chaque film de Sarkis expose une proposition qui fait se croiser mains et papier, feu et eau, signes et lettres, transparence et opacité à la mesure des propriétés photogéniques singulières de l’aquarelle.
Un homme au volant d’une camionnette, au travers du pare-brise la route défile davantage que le paysage ne se dévoile. Puis, dans son propre restaurant, l’homme s’assoie pour se remémorer les multiples lieux qui sommeillent dans son passé.
séance présentée par Erik Bullot et suivie d’un débat animé par Simone Vannier, en présence des cinéastes de la journée
En présence de
Chaque film de Sarkis expose une proposition qui fait se croiser mains et papier, feu et eau, signes et lettres, transparence et opacité à la mesure des propriétés photogéniques singulières de l’aquarelle
En suivant les célèbres trottoirs de Copacabana le jour de l’an 2000, en écoutant les voix off raconter divers souvenirs liés au lieu, Plages invente, à la lueur soudaine des feux d’artifice qui crépitent, un paysage curieux, réel et fantastique.
Atomik Park est un parc national, désert blanc, espace d’exposition naturel où chaque présence, chaque déplacement peut provoquer des interprétations différentes et une relecture du cadre. Comme un écho : le monologue désespéré et accusateur de Marylin Monroe sur la violence des hommes dans The Misfits.
Comme sur un tapis volant, on observe une succession de vues aériennes d’une ville ultra - contemporaine. Des histoires nous parviennent comme des signaux émis aléatoirement. Il est question d’apparitions paranormales dans l’industrie du cinéma et de la radio.
séance présentée par Christian Merlhiot, en présence des cinéastes
En présence de
séance présentée par Emile breton
Le cinéaste Jean Eustache a reconstitué une soirée entre amis - dont il fut le témoin voici quelques années - au cours de laquelle un amateur de Jérôme Bosch, Jean-Noël Picq, psychanalyste, s’était livré à un commentaire très personnel du Jardin des délices.
André S.Labarthe rend hommage au géant du cinéma américain, il choisit de tourner une fiction en forme de polar dont Hollywood est le décor, le héros, un réalisateur hongrois alcoolique.Un film “à la manière de”, un exercice de style éblouissant.
séance suivie d’un débat animé par Laurence Conan en présence du cinéaste, avec la participation de
Bernard Bénoliel, responsable de l’Action Culturelle de la Cinémathèque Française
Fiction jouée par des comédiens. Conversation dans la nuit d’été entre deux personnages, chacun à sa fenêtre. L’un est Auguste Rodin - rendu aveugle et non sculpteur - et Camille Claudel, en difficulté d’inspiration et de solution.
séance suivie d’un débat animé par Hélène Coppel en présence de Daniel Cattan, avec la participation
de Gisèle Breteau-Skira, rédactrice en chef de la revue zeuxis - Art et cinéma
En présence de
Images de la vie de celui qui reste le symbole de l’engagement révolutionnaire: Che Guevara.
Sous le titre de la chanson qui l’inspire, Now ! est un ouvrage d’animation réalisé à partir de photos tirées « de partout » et de films d’archives. Un des plus grands classiques du cinéma révolutionnaire.
séance présentée par Emile Breton
En présence de
séance présentée par Laurent Veray
En présence de
séance suivie d’un débat animé par Simone Vannier, en présence des cinéastes, avec la participation de Richard Copans, producteur du film La langue ne ment pas
séance suivie d’un débat animé par Hélène Coppel, en présence du cinéaste, avec la participation d’Alban Bensa, ethnologue, co-auteur du film et de Denis Freyd, producteur du film
En présence de
séance présentée par André S. Labarthe, cinéaste, auteur de >“Du premier cri au dernier râle” Ed. Yellow Now 2004
Dans le quartier du Boulevard Bonne Nouvelle, sur des images en apparence banales de vitrines, de circulation automobile, de foule, plusieurs histoires se nouent ou se dénouent, racontées uniquement par des commentaires en voix-off : désirs, solitude, attirances homosexuelles, overdose, euphorie du 10 mai 1981...
Entre le je et le nous, entre l’amour et la psychanalyse, entre sa mère et son fils, une femme d’aujourd’hui.Avec un camescope, pendant presque un an, elle filme la naissance de l’amour, les élections et la dépression, le soleil par la fenêtre, les vacances et les gens dans le métro...
séance suivie d’un débat animé par Hélène Coppel, en présence des cinéastes
En présence de
séance suivie d’un débat animé par Simone Vannier avec la participation de Nicole Brenez, auteur de “De la figure en général et du corps en particulier, l’invention figurative au cinéma”, Ed. De Boeck, 1998
En présence de
Si c’était possible pour vous et pour moi, si ça vous convenait, c’est en fait le dimanche 15 qu’on pourrait se retrouver... et aller... aller au lac... juqu’à Bellagio. Je vous ai parlé de cet endroit ?
séance présentée par Emmanuel Burdeau, en présence des cinéastes
Fait divers ordinaire dans les territoires occupés. Une famille palestinienne veut se rendre à l'hôpital : un blindé israélien, chargé de couper la route, l'empêche de passer. Face-à-face entre la masse aveugle du blindé et les silhouettes fragiles des hommes, entre la voix martiale du haut-parleur et le murmure à peine audible de la famille.
séance suivie d’un débat animé par Simone Vannier, en présence des cinéastes de la journée et avec la participation d’Emmanuel Burdeau, rédacteur en chef des Cahiers du Cinéma et de Jean-Pierre Rehm, Délégué Général du FID Marseille
En présence de
De l’ébullition de 68 et des années qui suivirent, plus précisément de 1967 à 1977, Chris Marker, a composé une fresque extraordinaire. De Che Guevara à Rudi Dutschke, de Lénine à Mao, de Charonne à la rue Gay-Lussac, de Cuba à Santiago, "Le fond de l’air est rouge" retrace la montée puis la retombée des utopies révolutionnaires des années 60 et 70.
séance présentée par Guy Gauthier, auteur de “Chris Marker, écrivain multimédia”, Ed. L’Harmattan 2001 et de “Flash Back sur la Nouvelle Vague”, Charles Corlets Ed. 2002
De l’ébullition de 68 et des années qui suivirent, plus précisément de 1967 à 1977, Chris Marker, a composé une fresque extraordinaire. De Che Guevara à Rudi Dutschke, de Lénine à Mao, de Charonne à la rue Gay-Lussac, de Cuba à Santiago, "Le fond de l’air est rouge" retrace la montée puis la retombée des utopies révolutionnaires des années 60 et 70.
Le 25 avril 1974, la Révolution des Œillets met fin au Portugal à la plus vieille dictature d'Europe. Le film est le récit par l'organisateur de ce coup d’État, Otelo de Carvalho, de la nuit du 25 avril et des heures qui ont suivi, nuit qu'il a passée avec quelques compagnons dans un poste de commandement.
séance suivie d’un débat animé par Simone Vannier, en présence des cinéastes et avec la participation de Janette Habel, rédactrice au Monde Diplomatique, enseignante à l’université de Paris III
En présence de
séance suivie d’un débat animé par Hélène Coppel, en présence de la cinéaste et avec la participation
de Gilles Manceron, historien, responsable de la revue de la ligue des droits de l’homme, auteur de “Marianne et les colonies” Ed. La Découverte 2003 et de la grande historienne Madeleine Reberioux
en collaboration avec Yann Andréa
Ca s’appelle Ecrire et c’est un film. Benoît Jacquot filme Marguerite Duras en lui laissant le temps de s’asseoir, de parler, d’être présente, de prendre tout le temps qu’il faut pour être là.
séance présentée par Anne de Gaspéri, écrivain, critique de cinéma au Quotidien de Paris et chroniqueuse au Figaro
Avec Aurélia Steiner - Melbourne, de subtiles correspondances prennent la liberté de se tisser entre la re-traversée de Paris en péniche et la formidable puissance d’évocation de cette lettre écrite par un nom (Aurélia Steiner) à un destinataire anonyme (et sans doute inventé) en qui se déverse un absolu besoin d’aimer, un absolu désir d’écrire.
Lol. V. Stein, depuis qu’elle a été trahie par son fiancé, mène une vie apparemment normale et même dans un certain sens heureuse. Mais la folie ronge son âme. Avec l’aide de deux photographes : Jean Mascolo et Daniel Ducot,
Marguerite a entrepris de traduire en images ce destin particulièrement difficile à saisir.
Pierre Dumayet est retourné voir Marguerite. C’était à Trouville. Il est arrivé avec deux interviews qu’il avait fait d’elle en 1964 et 1965, l’une sur Le Ravissement, et l’autre sur Le Vice-Consul. Ils regardent ensemble, et nous avec, ces images en noir et blanc d’il y a 28 ans.
séance suivie d’un débat animé par Simone Vannier en présence des cinéastes de la journée
Avec la participation de Marguerite Duras, Bulle Ogier et Madeleine Renaud.
Marguerite travaille la mise en scène de sa pièce, Savannah Bay, avec Madeleine Renaud et Bulle Ogier. Huis-clos intime et pathétique : la pièce est en train de naître, mot après mot, mouvement après mouvement.
Archives
Contact
Documentaire sur grand écran
52 avenue de Flandre
75019 Paris
Tél : + 33 (0)1 40 38 04 00
Fax : + 33 (0)1 40 38 04 75




























